Le daïquiri

Le daïquiri : les dessous d’un mythe

Dans la culture populaire, le daïquiri est attaché au souvenir de l’écrivain Ernest Hemingway. En 1932, alors qu’il s’était retiré à Cuba pour finaliser son chef-d’œuvre « Pour qui sonne le glas », Hemingway découvrit au hasard d’une flânerie un petit bar orné de bois précieux du nom de « El Floridita ». Attiré par la foule qui se pressait en ces lieux, il y entra et découvrit la raison de l’affluence : le daïquiri.

Les origines de ce cocktail sont diverses.

Pour certains, il vit le jour dans une mine de fer à l’est de Cuba du nom de Daïquiri. En fin de journée, deux ingénieurs voulurent trinquer mais ne trouvèrent que du rhum, des citrons et du sucre. Ils décidèrent alors de les mélanger dans un shaker avec de la glace. Ils le trouvèrent si bon qu’ils le baptisèrent « daïquiri », en référence à la mine de fer.

Pour d’autres, il fut découvert par un général américain qui intervint avec ses troupes dans la région de Daïquiri en 1898 lorsqu’éclata la guerre entre Cuba, l’Espagne et les Etats-Unis. Il ne passa pas à la postérité pour sa bravoure ou sa pugnacité. Obèse, paresseux et piètre tacticien, il eut toutefois le mérite d’ajouter de la glace au Canchánchar, la boisson préférée des patriotes cubains faite de deux tiers de rhum et d’un tiers de jus de citron.

Le secret de la préparation : un dosage et un timing parfaits

Le daïquiri est une préparation en short drink qui se sert généralement dans un verre à cocktail

Pour préparer un daïquiri, il vous faudra :

  • 90 ml de rhum cubain
  • 40 ml de jus de lime
  • 20 ml de sirop de sucre de canne
  • 1 rondelle de lime (citron vert)
  • 6 glaçons

Dans un shaker, versez le rhum, le jus de lime et le sirop de canne à sucre. Pendant huit à dix seconde, agitez-le vivement avant de le filtrer au-dessus d’un verre à martini à l’aide d’une passoire à glaçons. Vous pouvez ensuite garnir le verre avec une rondelle de lime.

L’astuce est de savoir secouer vigoureusement le shaker afin que les glaçons puissent faire baisser la température du cocktail. Il faut toutefois éviter de les faire fondre.

Les daïquiris préparés au « El Floridita » sont sans doute les meilleurs au monde, tant par le respect du temps de mixage que ses rajouts à la recette initiale en introduisant quelques gouttes de marasquin et 1 cl de triple sec, le tout servi dans un verre préalablement givré.

Des infidélités au citron : quelques variantes du daïquiri

Il existe des variantes du daïquiri. On peut opter pour le daïquiri aux fraises et melon d’eau, le daïquiri à la banane et à la lime, le daïquiri aux raisins congelés ou encore le daïquiri à la mangue et à la pomme ou même le daïquiri coco-orange. Le « Daïquiri Hemingway », en hommage au grand homme, ou « Papa Doble », est un mixage de rhum blanc, de citron, d’un demi-pamplemousse et de six gouttes de marasquin, servi sans sucre et bien frappé.

 

Olivier, de l’équipe Rhum Attitude

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